LES ARTICLES

LinkedIn devient un simple annuaire

Il est sûr que, plus tu es gros, moins tu as de visibilité vers le bas... LinkedIn a dû devenir obèse. A moins qu'il ne se soit fait racheter par un simili concurrent complémentaire, ou l'inverse.
C'est d'ailleurs marrant ce monde où nous vivons désormais depuis plus longtemps qu'on ne croit où des diplômés de grandes écoles, surpayés, pas forcément compétents dans le poste qu'on leur octroie, imposent des plans marketing peu lucides à des collaborateurs sous-payés et attachés (ô combien attachés) à leur pauvre emploi. Ici, ce pourrait être le diplômé d'Harvard et le geek servile.
Ça me fait penser à ces fromagers français qui confient la conception de leurs emballages à des Polytechniciens au lieu de s'adresser à des designers.

Mais LinkedIn, qu'es aquò ? Diront beaucoup de gens (même dans d'autres langues). C'est un réseau « professionnel », soit un réseau « social » (encore une conception bizarre sur laquelle j'aurais l'occasion de revenir) à finalité professionnelle. Les gens y font quoi ? Me direz-vous. Peut-être qu'au fond Dieu seul le sait. Certains proposent des emplois (ce sont surtout des recruteurs), d'autres en cherchent un. Certains se font un tas d'"amis" (appelés là « contacts ») juste pour en avoir plus que les autres, certains autres encore cherchent qui est ami avec qui de façon à entrer en contact avec des personnes dont ils ne trouvent pas (ou ne savent pas chercher...) trace sur le Net. Si tu payes un abonnement qui peut selon les choix atteindre l'irraisonnable, tu peux même sauter la case ami de l'ami. Bof !
En gros, ça ne sert pas à grand chose. Tout au moins vu de mon côté de la lorgnette. Mais jusqu'à ce soir 29 juillet 2013, minuit (Ils nous affirment travailler en permanence à améliorer les fonctionnalités du site, ce qui peut aller jusqu'à la suppression de l'une d'entre elles. Comme souligné plus haut, faudrait donc voir qui améliore...), ça pouvait quand même avoir une utilité : le détournement.
Grâce aux posts, qu'il appellent eux nouvelles (alors qu'il devraient les appeler news), et, sur l'english version, updates, on pouvait faire de l'information décalée (image et reprise de texte automatisés à partir du lien qu'on y collait, le tout paramétrable et modifiable pour qui s'en donnait la peine) vers le sujet d'un quelconque site.
Ça demandait du temps, oui. De la veille aussi si l'on voulait rester le plus souvent en tête d'une catégorie (lieu, activité, etc.) où l'on souhaitait être le plus vu. Multiplier la répétition de certains liens aussi de façon à apparaître en colonne de droite en « liens populaires ».
Mais c'était payant. Pour le site des éditions Arqa (environ 1500 pages), pour lequel j'ai fait quelque 200 posts pour ZeBlog et Les Chroniques de Mars, on a donc un retour compensé d'un peu plus de 5 % des pages vues (2,5 fois plus que Facebook ! Remarquable; non ?) ; et sans pouvoir de fait mesurer les habitudes de visites ultérieures que ça a pu générer...

Adieu, donc !

Michel MOUTET


Cet article a été fait dans l'urgence – et sans trop de courage – en ce jour de grande chaleur. Il y aura pro­ba­ble­ment un com­plé­ment intéressant sur la fine gestion que je fis de mes contacts. Repassez un de ces jours.