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L'être extra-humain d’Argentine – par Michel Granger

L’Argentine, terre d’ovnis, fut aussi fut terre de petits hommes pas tou­jours verts comme en témoigne ce cas exhumé des archives photographiques de la Flying Saucer Review et présenté dans le numéro de la revue à l’automne 2006 avec ce commentaire :

« Comme tous les travaux sur les effets de glissement interdimensionnel qui sont spéculatifs, on rappelle à nos lecteurs que cela peut bien impliquer une superposition de couches de la réalité, un phénomène qui peut désorienter. Comme le fait qu'un objet lointain puisse apparaître comme s’il était au premier plan et donc très petit. »

Un petit homme « orange » s’était vu révélé par une photo de famille prise le 18 février 1979 en Argentine dans la région de Puente del Inca par le docteur Juan Nobilla.
Il a affirmé : « Je voulais garder le silence à ce sujet, mais de toute façon je pense que cette photo peut être utile pour les personnes intéressées. Par conséquent, elle mérite votre attention. ». Et a ajouté : « Je ne pensais pas qu'une photo de famille puisse entraîner quelque chose de semblable, si important pour l'humanité. Parfois, je ne sais pas pourquoi, je voulais oublier tout ça, mais c’était impossible... ».

« Je revenais ce soir-là d’une excursion au Cristo Redentor (monument en bronze du Christ Ré­demp­teur situé en région montagneuse de la province de Mendoza, près de la frontière du Chili) avec ma femme, mes enfants et deux neveux. Quand nous avons passé la célèbre Puente del Inca (le pont inca où coule de l’eau déminéralisée à haute valeur thérapeutique), ma femme a voulu s’arrêter pour prendre des photos. »

« Mon appareil photo est très simple : c’est un Instamatic Kodak et l’entité n’a pu être visualisée qu’après le développement de la pellicule. »

Mme Nobilla, les enfants, et l'extra-humain - Collecton de l'auteur

Allusion est faite à ce qui apparaît derrière les personnages, dont la charmante Madame Nobilla, et qui est, en effet très troublant. Il éliminait d’office la possibilité qu’il puisse s’agir d’un défaut de la pellicule. Mais sous l’impulsion du professeur ufologue (?) Victorio Corradi une analyse plus poussée du négatif par un photographe professionnel qui avait une expérience de 30 ans a donné les con­clu­sions suivantes rapportées dans la Flying Saucer Review de 2006.

1/ Il n’y a pas de tache pouvant provenir d’un défaut du processus de développement.
2/ Ce n’est pas un effet d’ombre (ghost effect) ; du type de ceux qui, généralement dérivent de la lumière (soleil, lampes à mercure, etc.) frappant l’objectif. Rien de tel ici.
3/ Ce qui frappe particulièrement l’attention, c’est le fait que, quand on observe la forme de l’humanoïde sur le négatif à l’aide d’une puissante loupe, aucune "continuité" ne peut être notée, ce qui est étrange et remarquable.

L'extra-humain en négatif - Collection de l'auteur

« Une explication provisoire de ce phénomène qui, selon les propres mots du témoin qui n'a rien vu et ne peut pas se définir comme un photographe, c’est que la lumière qui émane de la petite figure pourrait être émise dans une longueur d’onde sortant du spectre lumineux visible pour nous : probablement un infrarouge proche. Ce qui est décidément inexplicable, c'est comment une pellicule commune et un appareil photo aussi simple qu’un Instamatic Kodak ont pu capter cela. »

Que dire de plus sinon que ce document s’ajoute à bien d’autres du même type tendant à faire accroire que des choses invisibles nous échappent dans notre propre réalité qui débordent des limites de notre champ perceptuel.

Michel GRANGER
27 mai 2017


NdMM [08-08-17] : La notion de professeur ufologue me fait assez penser à certains vétérinaires espagnols ; en fait, l'article de la Flyng Saucer Review nous dit que Victorio Corradi était professeur de littérature. Et sur tel site argentin, on le découvre professeur de philosophie. Ceci dit, cet apparemment brave homme est tou­jours vivant et a même un compte Facebook (Vous pouvez donc l'interroger !) qui montre, à l'instar d'autres sites, qu'il fut un ufologue de la première heure dans son pays, et un des rares survivants au monde de cette génération respectable de pionniers.
Revenons à notre photo bidon. Car elle est bien ainsi, et je vais vous donner l'explication la plus plausible de ce trucage élaboré (je parle du trucage en soi, pas du résultat...).
Il ne s'agit pas de superposition dans l'appareil photographique, mais de double copie de deux images, dont une partielle, et avec l'utilisation d'un cache (parallélépipède irrégulier puisque le haut de l'image n'est pas touché), sur une pellicule vierge (que ce soit de l'inversible ou du négatif, avec internégatif ou non : plusieurs types d'opérations différentes pouvant donner des résultats équivalents).

Avez-vous remarqué la soucoupe ?

Sur notre image, très éclaircie par rapport à ce qu'on rencontre ailleurs, on peut remarquer à droite du "personnage", au-dessus et vers le bord extérieur, une sorte de gâteau d'anniversaire avec ses bougies et, "à l'intérieur" de ce qui forme comme une couronne, peut-être deux petits bonhommes dont un plus petit ou penché. Au-dessous, toute une zone encore plus claire – et plus large – présentant comme un cannage large et tressé qui peut faire penser à un mobilier supportant le "gâteau".
Le rédacteur de l'article "Los enanitos verdes del puente Inca" de Taringa!, conrax_ (¡si!), a réalisé un travail d'image dément (en quel sens, dément ?) où on découvre que le jouet n'en semble plus trop un (alors qu'il est là assimilé à une marionnette dont la main qui l'anime serait représentée par les sandales), et que des sortes de dévas participent de la fête. L'auteur conclut en substance que soit le phénomène s'amuse en se moquant de ses "victimes", soit il nous met en garde sur notre propre situation de marionnettes...

Et la couleur de la flotte ?

Comment se fait-il que personne n'ait souligné la couleur totalement irréaliste de l'eau ? Tellement irréaliste qu'on se demande si quelqu'un ne l'a pas peinturlurée après coup (ce qu'elle a effectivement été) pour avouer – ou pour dénoncer – justement la supercherie. Et la photo la moins bricolée à ce niveau (celle de Taringa!) montre une eau qui est certainement très proche de la réalité. D'ailleurs, comme il n'y a pas sur Puente del Inca de photos libres de droits (et même là il n'y a que peu de choix)*, je vous renverrai directement à une image sur site marchand qui vous montrera la couleur d'eau à laquelle on peut s'attendre.
Toutefois, et déjà dans l'article de Taringa!, on voit bien un traficotage complémentaire dans cette marmite. Regardez derrière le genou gauche de Mme Nobilla et à hauteur du mollet du gamin qui est derrière : le reflux que l'on voit paraît peu plausible. Comme si la photo avait encore été plus truquée (détourages et découpages, collages et repiquage) que ce que j'ai tenté de démontrer, et comme si tous les personnages avaient été rajoutés au décor... Sauf peut-être celui qui est allongé.
Que de temps perdu !

Révisé le 10-08-17

* En fait, liées à Google Maps, il y a des milliers – peut-être même des dizaines de milliers – de photos de Puente del Inca, mais cette marmite n'a apparemment intéressé personne : j'ai consulté, avant de finir par me lasser, environ 3000 images sans en découvrir une qui la représente.